Claire PELLETIER
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Claire PELLETIER

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Claire Pelletier 

Aussi connus sous

-- 

Naissance

1959  

Carrière professionnelle

Depuis 1980  

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S'il est une voix que l'on peut qualifier d'intemporelle dans la chanson québécoise, c'est bien celle de Claire Pelletier. Qui d'autre peut se glisser aussi aisément de thèmes remontant à la lointaine Antiquité à des créations toute contemporaines, incluant instruments traditionnels et sonorités électroniques.

Par ailleurs, pour qui à un sens aiguisé de l'observation, la carrière peu commune de cette artiste est marquée par la présence de l'onde. Étudiante en océanographie, elle opte pour la chanson au début des années quatre-vingt et s'insinue depuis lors à travers le paysage québécois comme un ruisseau tranquille qui sait qu'il aboutira à la mer. Sa voix coulante se fait d'abord connaître au sein du groupe Tracadièche avec qui, pendant deux ans, elle parcourt une bonne partie du Québec et se rend jusqu'en Europe.

Pendant plusieurs années, Claire Pelletier prête ensuite sa voix à de nombreux artistes en tant que choriste. Louise Forestier, Michel Rivard, Sylvie Tremblay, Pierre Flynn et plusieurs autres ont recours à elle sur scène ou en studio. Au début de la décennie quatre-vingt-dix, elle se fait particulièrement remarquer par son interprétation de classiques de la chanson québécoise et française dans les spectacles historiques Chez Gérard en reprise, puis De Félix à Desjardins, au côté de Jean-Guy Moreau.

Pour son premier album "Murmures d'histoire" qui paraît en 1996, Claire Pelletier se tourne vers des sources encore plus lointaines. Les légendes et complaintes de temps immémoriaux lui fournissent des thèmes d'une grande richesse, actualisés par les textes de l'auteur Marc Chabot. Celui-ci ne craint pas d'aborder des sujets aussi consistants que "La caverne" qui remonte aux écrits de Platon ou bien la tragique histoire d'Héloïse et d'Abélard, philosophe et théologien du moyen-âge. Les mélomanes reconnaissent aussi quelques mélodies traditionnelles comme "La belle est au jardin d'amour" ou "Trop loin d'Irlande" qui affiche une parenté évidente avec "Un Canadien errant". Un séjour dans ce pays des Îles britanniques lui permettra d'ailleurs d'approfondir la dimension celtique de certaines de ses interprétations. Les textes sont mis en musique par Claire elle-même et son fidèle complice Pierre Duchesne. Le duo opère d'ailleurs son propre studio d'enregistrement, Ouïe-Dire, où plusieurs artistes viennent puiser chaleur et inspiration.

Ce contexte permet à la chanteuse de garder un contrôle total sur la production de ses enregistrements qui peuvent échapper aux impératifs souvent contradictoires du marché. C'est ainsi qu'à l'automne 2000, elle présente un nouvel album "Galileo" tout aussi libre d'entraves, où des personnages lointains comme Hildegarde de Bingen (1098-1179) ou Galilée (Galileo Galilei, 1564-1642) côtoient des paysages beaucoup plus rapprochés telles la rivière "Kabir Kouba" (ancien nom de la rivière Saint-Charles qui passe par Wendake et coule jusqu'au port de Québec) ou la montagne du Père "Coton" à Saint-Pascal-de-Kamouraska. Les textes de Marc Chabot assurent une continuité et une qualité constante, que ce soit l'évocation d'un "Grimoire pour le temps présent" ou "Le discours d'Aristophane". Seule exception: "Quand je vous vois" qui est emprunté à Pierre de Ronsard (1524-1585) et mis en musique par Richard Séguin.

Au cours des deux années qui suivent, Claire et son équipe entreprennent le tour du Québec et poussent quelques pointes en Europe où l'accueil du public et de la critique sont unanimes. De retour à la maison, elle entreprend la préparation de nouvelles chansons en vue d'un troisième disque mais doit laisser ce projet en chantier pour reprendre les représentations supplémentaires de la tournée Galileo. 125 spectacles plus tard, parmi lesquels des présences remarquées au Sentier des Halles à Paris, au festival de Pully en Suisse et au Festival d'été de Québec, elle retourne à ses cahiers et à son studio. Mais avant de passer à cette phase de nouvelles créations, elle choisit d'offrir à elle-même et à son public un souvenir de leurs récentes rencontres.

Le prochain album sera donc un rappel de cette tournée, souvenir de deux soirées montréalaises, les 18 et 19 octobre 2002. Outre les interprétations de plusieurs titres de ses albums précédents, on y retrouve quelques moments exclusifs à cette tournée comme ses reprises de "La Manikoutai" de Gilles Vigneault et de "Tri Martolod", un air traditionnel breton ramené à notre mémoire par Alan Stivell au milieu des années soixante-dix. Paru en février 2003, "Claire Pelletier en concert au St-Denis" marque le passage de l'artiste à la nouvelle maison de production Octant. Ce sera finalement à l’automne 2004 que ses fans pourront entendre les nouvelles chansons de l’équipe Chabot-Duchesne-Pelletier, habillées tant par les instruments traditionnels tels le duduk, la cora et la flûte irlandaise que par les cordes ou l’utilisation de sonorités électroniques, avec la parution de "Ce que tu donnes". Les thèmes intemporels comme "Le chant des sirènes" ou "Le cimetière des bateaux" y font une plus large place à des propos aussi simples que "La danse", l’évocation d’un arbre comme "Le merisier" ou simplement "Le silence", une pièce aux choeurs angéliques que ne dédaignerait pas le Beach Boy Brian Wilson. Petite coquetterie d’artiste, Claire accueille le chanteur suisse Stephan Eicher sur la pièce titre de l'album.

Le hasard jouant parfois de vilains tours, c'est peu de temps après la parution de "Ce que tu donnes" que la maison Octant se voit plongée dans des difficultés financières qui lui seront fatales. Orpheline de maison de production Claire et son associé Duchesne décident de monter leur propre maison de disques. Déjà propriétaires du studio Ouïe-dire, le couple pousse l'initiative et conserve le nom pour leur nouvelle étiquette. Le premier album produit par la nouvelle maison est consacré à une sélection de chants et cantiques de Noël "Le premier Noël" qui paraît en novembre 2007

Fruit de coups de coeur aussi bien que de recherches menées à la Bibliothèque nationale de France et auprès d'amis français, le nouvel opus regroupe des cantiques comme "Ça bergers" et "Dans cette étable" tout comme des pièces plus lointaines qui ont connu diverses mutations au cours des siècles, telles "Laissez paître vos bêtes" (Venez, divin Messie) ou "Noël nouvelet" (Noël à Jérusalem), entre autres chants de saison. Par un sympathique retour des choses, un de leurs collaborateurs, le musicien Éric Montbel, avait trouvé les perles que sont "Silence ciel, silence terre" et "Célébrons tous d'une voix" à l'occasion d'un passage... à Québec. Pour l'occasion, les musiciens habituels de Claire bénéficient de la présence du groupe Le Kiosque à musique. Claire est aussi l'une des artistes qui participent au spectacle Coup d'envoi, qui marque le début des célébrations du 400e anniversaire de la ville de Québec, au moment où se pointe l'année 2008.

On peut visiter le site officiel de Claire Pelletier.

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